Le tatouage:
Se faire tatouer est une décision dure à prendre car si tu te fais tatouer c'est pour la vie. Une autre alternative si tu n'es pas sûre est de te faire un tatouage au henné qui part au bout de 15 jours.
TECHNIQUE :
Depuis 1891, date de la première machine à tatouer électrique, les tatouages sont réalisés en occident (du moins par les professionels) au moyen de cet appareil qui travaille à un cadence de 3000 à 5000 piqures/min ; les aiguilles très fines (entre 0,10 / 0,12 mm) sont soudées sur une tige support attachée à la machine. Une fois le motif choisit, le tatoueur procède à un nettoyage antiseptique de la partie à tatouer puis reproduit le tracé du motif soit avec un crayon à main levée, soit au moyen d'un calque transfert ; l'opération proprement dites peut alors commencer. Le contour se pique avec un faisceau de une ou trois aiguilles selon la finesse du trait désirée, ensuite, il procède à l'ombrage (si il y a lieu) puis au remplissage des couleurs avec des faisceaux de 6 à 8 aiguilles assemblées en "rond" ou en "peigne". Une fois fini, le tatouage est à nouveau nettoyé à l'antiseptique puis recouvert d'une pommade cicatrisante et recouvert d'une compresse stérile non adhérante. Pansement qu'il convient de renouveler 3 fois par jour durant 3 jours.
ORIGINE:
Le mot tatouage tire son origine du tahitien "TA-TU" qui dérive lui-même de l'expression "TA-ATOUAS", composée de "TA" (dessin) et "ATOUAS" (esprit). En effet, les indigènes marquaient ainsi leur corps afin de se concilier les grâces, la protection et les faveurs de leur esprit, de leur "ange gardien".
Le tatouage et le piercing sont des formes d'art corporel pratiquées partout sur la terre et cela pour diverses raisons. Cet engouement se traduit par l'ouverture aux autres cultures et à leurs traditions. Le choix des motifs est d'ailleurs très influencé par les cultures étrangères. Notamment, ceux de culture asiatique sont très en demande : caractères chinois, poissons, fleurs asiatiques, dragons et insignes tribaux. De même que les tatouages Mahori.Ailleurs dans le monde, certaines sociétés utilisent le marquage de la peau pour d'autres fins qu'esthétiques. C'est le cas, de quelques tribus vivant en Sibérie qui croient au pouvoir thérapeutique des tatouages et les utilisent spécialement dans le but de soulager les maux de dos.
Des pratiques qui ont persisté à travers les siècles...
Ce sont principalement les marins européens qui ont ramené cette coutume après avoir été en contact avec des tribus isolées des îles du Pacifique. Celles-ci pratiquaient le tatouage selon leurs rites et leurs croyances.
Dans l'un de ses récits de voyage de 1778, le navigateur anglais James Cook fut étonné de voir pour la première fois dans les îles Marquises, Tuamotu et Tahiti, des hommes avec le visage et le corps ornés de dessins qu'ils désignaient par les mots ta tau.
Mais, il faut remonter encore plus loin dans l'histoire pour retracer l'origine du tatouage. De nombreuses découvertes démontrent que les hommes de la préhistoire y avaient recours. Il fut aussi pratiqué par les Égyptiens dès 2000 av. Jésus-Christ. De manière générale, les gens pensaient que le tatouage offrait une protection contre la malchance ou la maladie. Il servait aussi à identifier le statut ou l'appartenance à un groupe. Même en Chine, en Inde et au Japon, pendant une certaine période, le tatouage était une forme d'ornement très recherchée.